La Rotonde
Gustavia: virilité tragique des clowns, par Josianne Desloges, Le Soleil

Gustavia: virilité tragique des clowns, par Josianne Desloges, Le Soleil

20 octobre 2014

Mathilde Monnier et La Ribot inspirées par le Cinéma, photo Marc Coudrais

Nous ouvrons notre saison en grand avec Gustavia. Josianne Desloges s’est entretenue avec l’une des chorégraphes et interprètes du spectacle.

(Québec) Elle se fait appeler La Ribot, comme on dirait la Corriveau ou la Castafiore, et avec Mathilde Monnier, elle a créé une femme clownesque, tragique et plurielle : Gustavia. Le duo de chorégraphes-interprètes inclassables traversera l’Atlantique cette semaine pour nous la présenter.

La Ribot est espagnole, Mathilde Monnier est française. «On s’est connues dans les années 80 à Madrid, explique la première. En 1999, quand je suis passée au festival de Montpellier, on s’est dit qu’on devrait travailler ensemble. Ça a pris presque 10 ans pour coordonner nos agendas.»

En 2008, année chargée où Monnier crée 2008 vallée avec le chanteur Philippe Katherine et met en scène l’opéra Surrogate Cities à l’Opéra philharmonique de Berlin avec 140 amateurs, les astres s’alignent toutefois pour les deux créatrices.

Dès le départ, elles souhaitent tout partager : la direction, la chorégraphie, la scénographie et la scène elle-même. «Au contact de Mathilde, j’avais envie de retrouver un peu plus la danse, et elle, de son côté, avait envie d’interpréter des rôles», indique La Ribot. Il faut dire que celle-ci multiplie les approches artistiques (installations, films, performances), alors que Monnier s’applique à redéfinir la danse contemporaine française.

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Source: Le Soleil, Josianne Desloges.