La Rotonde
Harold Rhéaume / L’Éveil : kaléidoscope verdoyant par Catherine Genest, Voir

Harold Rhéaume / L’Éveil : kaléidoscope verdoyant par Catherine Genest, Voir

11 septembre 2015

À l’occasion de la présentation de L’Éveil du 29 septembre au 10 octobre, Catherine Genest s’entretient avec Harold Rhéaume et nous rappelle que la compagnie fête cette année ses 15 ans. Bravo!

Harold Rhéaume: "On a décidé de construire la pièce sous la forme d'un kaléidoscope. Au lieu de travailler sur une trame narratrice continue, on a préféré travailler en tableaux. Nous, on appelle ça des cartes postales." Photo : Daniel Richard

Harold Rhéaume: « On a décidé de construire la pièce sous la forme d’un kaléidoscope. Au lieu de travailler sur une trame narratrice continue, on a préféré travailler en tableaux. Nous, on appelle ça des cartes postales. »
Photo : Daniel Richard

Harold Rhéaume s’allie à sa grande chum Marie-Josée Bastien et à l’éternel rebelle Steve Gagnon, celui qui nous a offert Fuck you, pour un spectacle de danse-théâtre qui explore l’éveil sous toutes ses formes.

Sur scène, un tapis de gazon bien vert, mais qui évolue avec les éclairages d’Antoine Caron au gré des tableaux. Un décor épuré, naturaliste et design à la fois, qui évoque le printemps, cette envie de se déchausser et marcher pieds nus, mais aussi le texte de l’allemand Frank Wedekind paru en 1891. L’Éveil du printemps leur a servi de base, d’inspiration première, même si les mots et les détails de l’histoire ont été évacués par le trio. Le grand thème de la version originale, l’adolescence et ses tourments, n’a toutefois pas été écarté. Du moins, pas complètement comme l’explique Rhéaume. « Notre de départ ce n’est pas l’adolescence, mais plutôt le sentiment adolescent.  Cette espèce de fièvre intérieure qu’on peut ressentir à cet âge-là. On a l’impression qu’on est invincible et qu’on peut tout faire. On est partis de cet état-là. »

Le projet, et de manière hyper concrète et terre-à-terre, est né d’un retour de services.  « Quand moi je suis revenu en 2000 j’ai donc retrouvé Marie-Josée [NDLR : qu’il avait connue aux auditions du Conservatoire d’art dramatique] et on a commencé à travailler ensemble sur des productions qu’elle mettait en scène. Elle m’engageait comme chorégraphe à l’intérieur d’une pièce de théâtre. […] C’était toujours le texte qui primait. J’avais ce fantasme-là de rendre la pareille à Marie-Josée et que ce soit moi qui puisse lui faire une invitation pour collaborer à un show de danse. » Cette fois, donc, la femme de théâtre s’associe avec son semblable Steve Gagnon pour de l’écriture, mais aussi l’élaboration de la dramaturgie de L’Éveil.

[…]

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Source: Voir, Catherine Genest.