La Rotonde
La frénésie des premières fois par Yves Leclerc – Journal de Québec

La frénésie des premières fois par Yves Leclerc – Journal de Québec

Il reste encore 4 représentations pour L’Éveil au Théâtre Périscope. Les critiques ont été excellentes jusqu’à maintenant. Nous vous proposons ici l’article d’Yves Leclerc.

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Ils sont six. Trois filles et trois garçons qui découvrent et vivent la frénésie associée aux premières fois.

Présenté jusqu’au 10 octobre au théâtre Périscope, L’Éveil, mis en scène par le chorégraphe Harold Rhéaume et Marie-Josée Bastien, est un croisement entre la danse et le théâtre.

«Marie-Josée avait envie de monter, depuis longtemps, L’éveil du printemps, de Frank Wedekind. C’est une pièce qui a été écrite en 1881 et qui avait beaucoup fait parler, à l’époque, avec des propos sur l’avortement et la sexualité. Ça avait choqué les gens», a raconté le chorégraphe Harold Rhéaume, lors d’un entretien téléphonique.

Ce texte, de l’auteur et poète allemand, qui abordait la métamorphose qui se produit à l’adolescence, est devenu autre chose à travers le processus de création.

«On a réalisé à travers les laboratoires que l’on avait nos propres thématiques et notre propre pièce», a fait remarquer Harold Rhéaume, indiquant que le texte de Wedekind avait complètement disparu.

Un kaléidoscope

L’Éveil est une sorte de kaléidoscope, constitué de vignettes et de cartes postales, qui peuvent durer trente secondes et aller jusqu’à cinq minutes.

«L’Éveil, c’est un paquet de choses. La pièce aborde l’éveil de la personnalité, de la sexualité, des sens, de l’amitié et du deuil. C’est un éloge aux premières fois», a expliqué le chorégraphe et metteur en scène.

Des premières fois, majoritairement vécues durant l’adolescence, mais qui peuvent se manifester, aussi, à l’âge adulte, avec un deuil ou une nouvelle histoire d’amour.

«On ne voulait pas faire un spectacle pour les adolescents. On voulait que ces adultes qui vivent plein de choses et toute sorte de pulsions s’inspirent de l’état adolescent et de ce feu qui brûle à l’intérieur», a-t-il précisé.

Les auteurs Marie-Josée Bastien et Steve Gagnon se sont inspirés des mouvements exécutés par les comédiens et danseurs, lors des séances de travail, pour l’écriture et la création des textes.

Pour lire l’article en entier, cliquez ici.

Source: Le Journal de Québec, Yves Leclerc.