La Rotonde
L’adolescence, passion et éveil par Céline Fabries – Monmontcalm

L’adolescence, passion et éveil par Céline Fabries – Monmontcalm

Ce soir, c’est la première de L’Éveil et aussi notre rentrée pour la saison de danse contemporaine à Québec! L’occasion pour Céline Fabries d’avoir une discussion avec Marie-Josée Bastien et Harold Rhéaume autour de l’adolescence.

Leveil-03-tous les interpretes-credit-Daniel-Richard

L’Éveil, une pièce de Marie-Josée Bastien et Harold Rhéaume, aborde le thème de l’adolescence. Mélange du présent comme adulte et de cette période où tout s’éveille, le spectacle est construit sous forme de cartes postales. Les deux créateurs qui sont partis de la danse et des mouvements pour écrire ensuite la pièce de théâtre nous livrent leurs souvenirs de leur adolescence, les conséquences sur la vie d’adulte et leurs regrets.

L’adolescence. Pour certains, il est le moment des passions, des découvertes, de la liberté, de l’inconscience. Pour d’autres, une période difficile. Mais tout le monde se rejoint sur le fait que ces années-là vont définir notre vie d’adulte et la manière dont nous agissons.

Pour Marie-Josée Bastien, ce qu’on aime de l’adolescence c’est le côté passionné des affaires : « On est à 100 % dans quelque chose, à 100 % dans la colère, dans la tristesse, dans l’amour. C’est souvent les premières fois aussi. »

Tout prend des dimensions énormes pendant l’adolescence et il ne faut pas les minimiser et dire que ça va aller mieux dans quelque temps. Marie-Josée Bastien prend l’exemple de la tristesse : « Quand on est triste, ce sont les plus grandes tristesses. Je regarde mes filleuls qui ont 13 et 16 ans et ils sont inconsolables. Tu ne peux pas dire dans un an, ça va aller mieux, c’est l’éternité pour eux.»

Des choses qui peuvent être vécues aussi à l’âge adulte. « Comme adulte, je dois trouver ma place dans le groupe à chaque fois que je commence un nouveau projet et équilibrer le sentiment de rejet versus le sentiment de faire partie de la gang », souligne le chorégraphe, Harold Rhéaume.

Garder les bons côtés de l’adolescence comme adulte

Sans forcément s’en apercevoir, on vit aussi des bouleversements comme adulte qui donne l’impression de vivre la même chose que les adolescents comme au printemps.

« Le bouleversement printanier on le vit chaque année, mais on dirait que le vit pour la première fois a chaque fois. On dirait qu’on oublie qu’il va avoir un printemps, on oublie qu’on a passé des mois et des mois à s’enfermer et quand le printemps commence c’est une période d’espoir », souligne Harold Rhéaume

La vie de Marie-Josée Bastien est basée sur la passion. S’il n’y a pas de passion, la metteuse en scène est malheureuse. Selon elle, il faut garder cette passion qui nous a animés comme adolescent, même si comme adulte on ne voit pas les choses de la même manière qu’à 15 ans.

« Par moment il faut se permettre d’être insouciant comme adulte. Quand j‘arrive dans une nouvelle ville, je me permets de me perdre, de souper à 11 h du soir, de prendre un apéro à 2 h de l’après-midi. »

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Source: Mon MontcalmCéline Fabries.