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Les pirates de la glace font danser les Nuits de Fourvière par Marie Soyeux, La Croix

Les pirates de la glace font danser les Nuits de Fourvière par Marie Soyeux, La Croix

La compagnie Le Patin Libre a connu un grand succès avec Vertical influences au Royaume-uni et en France notamment. Voici une critique du spectacle parue dans le journal La Croix en France en juin 2016.

Les Nuits de Fourvière accueillent à Lyon la première française de Vertical Influences, de la compagnie québécoise « Le Patin libre ». Une danse sur glace vibrante, unique.

Le spectacle de la compagnie Le Patin libre mélange danse, patinage et jeux de lumières. / Paul Bourdrel

Le spectacle de la compagnie Le Patin libre mélange danse, patinage et jeux de lumières. / Paul Bourdrel

Vertical Influences se découvre dans les gradins d’une patinoire, avec écharpe et gants pour les plus frileux. Pas de tuniques pailletées en vue, pas de jury non plus.

Les cinq artistes de la compagnie Le Patin libre – une femme et quatre hommes – font leur entrée, short sur collant ou pantalon large. Ils portent sur la glace une liberté à la fois virtuose et sobre, résolument contemporaine.

Les voilà d’abord synchronisés à l’extrême, décomposant les mouvements du patinage. La glace, c’est aussi la cour d’école, l’arène de la vie, là où l’on trouve toujours un groupe et un individu essayant de se faire accepter, de se distinguer, de s’émanciper.

L’un après l’autre, ils osent sortir du rang et affirment leurs individualités pour se retrouver, cette fois avec humour et plaisir.

« Nous étions considérés comme des hérétiques »

Cette conquête d’un langage singulier, c’est l’histoire de la compagnie elle-même. Son fondateur, Alexandre Hamel, prodige de la glace, a mis fin à sa carrière de compétiteur il y a plus de dix ans. Il ne se sentait pas libre de s’exprimer.

« Dans le patinage artistique, il y a des impératifs de pointage, des codes très stricts à suivre. » Et tout un lexique de lutz, flips, axels et autres figures notées. Alexandre Hamel et quelques amis de Montréal ont d’abord expérimenté d’autres gestes et finalités en toute discrétion, « sur des étangs gelés, le soir ».

« Nos débuts ont été très durs, au Québec. Les sports de glace y sont une religion et nous étions considérés comme des hérétiques. » Il décrit le patinage canadien comme un « milieu ultra-conservateur », où les amateurs « ne peuvent pas danser, mais (doivent) tourner dans un sens, puis dans l’autre au coup de sifflet ».

Pour lire l’article complet, cliquez ici.

Source: Marie Soyeux, La Croix.