La Rotonde
Les prisons intérieures par Nayla Naoufal, Le Devoir

Les prisons intérieures par Nayla Naoufal, Le Devoir

À l’occasion de la recréation de l’emblématique pièce de PPS Danse, Bagne, et de sa présentation à Danse Danse puis au Grand Théâtre de Québec, Nayla Naoufal nous gratifie d’un excellent article!

Une pièce saillante de l’histoire chorégraphique québécoise, «Bagne», est recréée

Photo : Rolline Laporte

Photo : Rolline Laporte

Vingt-deux ans après avoir signé et dansé Bagne, Jeff Hall et Pierre-Paul Savoie recréent la pièce avec les jeunes interprètes Lael Stellick et Milan Panet-Gigon. Actualisation d’une oeuvre qui avait marqué les esprits par les joutes à la fois vigoureuses et tendres de ses protagonistes enfermés dans une cage métallique.

L’oeuvre originelle avait émergé du désir des créateurs de concevoir une chorégraphie à partir d’une structure de métal : « On voulait voir ce que des corps aux prises avec un grillage peuvent faire », raconte Pierre-Paul Savoie en entrevue. Peu à peu, la pièce avait évolué vers une métaphore des prisons intérieures, vers les limites que les personnes s’imposent en raison de la pression sociale.

En 1998, les chorégraphes ont repris une première fois Bagne avec les danseuses Sarah Williams et Carole Courtois. Proche de la première, cette deuxième version n’était pas une recréation.

Ainsi, « recréer n’est pas refaire la même chose », souligne Pierre-Paul Savoie. La pièce de 2015 est plus courte, le fil dramaturgique a été restructuré, des tableaux, ajoutés et d’autres retirés. Traitant toujours de l’enfermement, la recréation a été adaptée au contexte sociétal actuel. Notamment, la question de l’homosexualité, prégnante dans les deux premières oeuvres, est moins présente dans la nouvelle pièce : « En 1993, montrer de la tendresse entre deux hommes était tabou. En 2015, il y a plus d’ouverture, du moins dans une partie de la société. »

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Source: Le DevoirNayla Naouafal