La Rotonde
Ravages, d’Alan Lake : sous haute tension, par Daphné Bédard, le Soleil

Ravages, d’Alan Lake : sous haute tension, par Daphné Bédard, le Soleil

Article de Daphné Bédard paru dans Le Soleil, le samedi 2 mai 2015

Alan Lake, Ravages, par Jean-Marie Villeneuve

Ravages a été influencé par un séjour à Saint-Raymond l’été dernier, où le chorégraphe Alan Lake et ses danseurs ont été confrontés à des extrêmes climatiques : pluie, tornade, inondation. LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE

(Québec) La matière est ce qui fascine depuis toujours Alan Lake. Sculpteur de formation, Lake a aussi trouvé plaisir à modeler le corps humain en tant que chorégraphe. Il présente son oeuvre Ravages à partir de mercredi à la salle Multi de Méduse.

Lake est l’un des chorégraphes émergents de l’heure. La preuve : les diffuseurs La Rotonde à Québec et Danse Danse à Montréal lui ont donné carte blanche pour son oeuvre.

Alan Lake est venu à la danse par instinct. Étudiant en arts visuels, il se perfectionne en peinture et en sculpture. Puis, il commence à faire des films de danse, ayant toujours été attiré par cette discipline. «Pour moi, la danse regroupait la temporalité et la capacité physique de dire les choses.»

À 26 ans, il décide de pousser son exploration de la danse plus loin en s’inscrivant au programme professionnel de l’École de danse de Québec. Sportif depuis son enfance, il a les capacités physiques pour danser, mais doit ramer pour apprendre la technique. Il travaille fort et sort de l’EDQ quatre ans plus tard, diplôme en poche.

Il travaille comme interprète pour Harold Rhéaume de la compagnie Le fils d’Adrien danse et pour Danièle Desnoyers, qui dirige Le carré des lombes, à Montréal. En 2011, il danse pour Dana Gingras dans le videoclip Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) d’Arcade Fire.

En parallèle, il poursuit son travail de chorégraphe, d’artiste visuel et de vidéaste en fondant sa propre compagnie, Alan Lake Factori(e) Land. Il présente Chaudières, déplacements et paysages en 2009 et Là-bas, le lointain trois ans plus tard. Ses créations combinent ses trois domaines de prédilection. «J’ai été obligé d’aller de façon instinctive vers la danse, mais en combinant tous les autres médiums qui me sont chers. Ils sont au service du mouvement», explique-t-il.

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Le point de départ de Ravages est un film que Lake a tourné à Saint-Raymond à la fin de l’été dernier. Lake et ses danseurs ont dû s’adapter aux différentes conditions climatiques : pluie, tornade, inondation. Des éléments qui ont influencé la pièce en mettant en lumière que les choses peuvent changer rapidement et de quelle façon l’humain se relève après des moments difficiles.

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Source: Le Soleil, Daphné Bédard.