La Rotonde
Ravages : onirique, par Robert Boisclair, Blogue Les Enfants du paradis

Ravages : onirique, par Robert Boisclair, Blogue Les Enfants du paradis

Article de Robert Boisclair, à propos du spectacle Ravages, publié sur le blogue Les Enfants du paradis, le 7 mai 2015

Complexes et oniriques, les solos, duos, trios et quatuors de Ravages offrent aux spectateurs un magnifique parfum de catastrophe qui ne laisse pas indifférent.

Ravages par François Gamache

Photo : François Gamache

Le site de La Rotonde décrit Ravages comme suit: « Dans un jardin irréel d’une étrange beauté, tapis quelque part aux confins de la psyché humaine, des êtres se transforment au fil des saisons qui passent. Le temps s’imprègne dans leur chair. » Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Des corps qui se métamorphosent, se transforment. Alan Lake, en collaboration avec les danseurs, offre un bel ode au corps et au mouvement.

Splendeur des corps
Ici, le corps est mis en évidence plus que jamais. La gestuelle est multiple. Des mouvements quasi-contemplatif aux plus énergiques en passant par les rencontres fusionnelles, l’éventail est complet. Une sorte de zone de turbulence où le corps se débat et s’affirme. Sans doute, une évocation du combat avec la nature dont s’inspire le spectacle. Lors d’un tournage dans la région de Portneuf pour un film d’art, la nature n’a pas été très collaborative avec l’équipe d’Alan Lake, le chorégraphe du spectacle et le réalisateur du film d’art. Il a décidé de s’inspirer de cette aventure pour Ravages.

Ici, les corps sont magnifiés. Mis en évidence. On grimpe, on affronte, on déménage, on fusionne, on se libère, on vibre. Tension et abandon. La gestuelle est éclatée. Les danseurs sont généreux dans leur interprétation. On sent toute la force et la fragilité qui les animent. Les portés, nombreux, finissent souvent dans les bras d’un tiers. Beaux moments que ces portés à trois.

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Source: Blogue Les Enfants du paradis, Robert Boisclair.