La Rotonde
So Blue de Louise Lecavalier: danse de contrastes, par Daphné Bédard, Le Soleil

So Blue de Louise Lecavalier: danse de contrastes, par Daphné Bédard, Le Soleil

Critique de Daphné Bédard parue dans Le Soleil, le 1er avril 2015.

So Blue, par André Cornellier

(Québec) Avouons-le d’entrée de jeu, Louise Lecavalier a un charisme rare. Dès que ce petit bout de femme met les pieds sur scène, le temps s’arrête. On est prêts à la suivre peu importe où elle veut nous emmener. Et mardi, au Grand Théâtre, elle nous a fait faire un magnifique périple.

Comment décrire le style de la danseuse? Tout est dans sa présence énigmatique, sa façon gracieuse de se déplacer sur scène, de donner un sens à ses gestes. Un style unique, inimitable. Le style Louise Lecavalier. Envoûtés, on la regarde se déployer sous nos yeux, utiliser chaque parcelle de son corps. On est impressionnés.

Oui, on l’a d’abord connue comme muse d’Édouard Lock de la troupe La La La Human Steps pendant près de 20 ans. Mais Louise Lecavalier, c’est tellement plus que ça. C’est l’élégance dans la force, c’est la douceur dans l’intensité, c’est le laisser-aller dans le contrôle. Une danse de contrastes, une danse d’extrêmes. À l’image de l’humain, si on y réfléchit bien. Oui, une danse humaine. C’est peut-être la raison pour laquelle elle nous rentre autant dedans.

So Blue se déroule à la façon d’un marathon. Un marathon d’une heure au cours duquel Louise Lecavalier s’accorde (nous accorde) bien peu de moments de répit. La danseuse débute en parcourant la scène d’un côté à l’autre de pas saccadés.

Énergie brute

Durant tout le spectacle, la répétition du geste évoque à la fois le quotidien et la folie humaine. L’énergie est brute, parfois sauvage, à l’image de l’animal. Le corps est poussé au maximum de ses capacités entre équilibre et déséquilibre, puissance et fragilité.

Photo: André Corneillier.

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Source: Le Soleil, Daphné Bédard.