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Programmation 2018-2019

Saison 2018-2019

Saison 2018-2019

Une 23e saison de danse enivrante !

L’équipe de La Rotonde, diffuseur spécialisé en danse contemporaine, est fière de lever le voile sur sa 23e saison qui se tiendra du 17 octobre 2018 au 2 juin 2019. Douze œuvres chorégraphiques en provenance de Québec, Montréal, Moncton, Vancouver ainsi que de la Belgique et des Pays-Bas composent cette vaste programmation. Du tapis roulant au patin à glace, du solo au sextuor, la saison 2018-2019 promet émerveillement et dépassement.

Ce sont près de 140 artistes et artisans dont 40 interprètes qui composent la saison 2018-2019. Parmi les douze œuvres chorégraphiques présentées, deux sont des créations d’artistes de Québec que le public de La Rotonde aura la chance de découvrir en primeur. La programmation se déploiera dans quatre lieux de diffusion de la ville, à savoir la Maison pour la danse de Québec, la salle Multi de la Coopérative Méduse, le Théâtre jeunesse les Gros Becs et l’Aréna des Deux Glaces.

La Rotonde poursuit également ses enrichissantes collaborations avec le Grand Théâtre de Québec et le Théâtre jeunesse Les Gros Becs. La programmation fera d’ailleurs la part belle au jeune public avec trois spectacles pour le préscolaire, le primaire et le secondaire. Ce sera alors l’occasion de s’initier à la création artistique tout en partageant le plaisir de danser.

Nous sommes très fiers de cette nouvelle saison qui célèbre encore une fois la vitalité et la diversité de la scène contemporaine de la danse. En 2018-2019, attendez-vous à des œuvres sensibles, radicales, envoûtantes, énergisantes, ainsi qu’à des interprètes qui repoussent les limites!, souligne le directeur artistique de La Rotonde, Steve Huot.

Annoncées au printemps dernier, les représentations de la nouvelle création de la compagnie Danse K par K, De la glorieuse fragilité, sont reportées à la saison 2019-2020 de La Rotonde pour des raisons logistiques. Le diffuseur est heureux d’annoncer du même coup son soutien en tant que coproducteur du spectacle, dont la première aura lieu à l’automne 2018 à l’Agora de la danse.

Consulter le communiqué de presse


Saison 2018-2019

Running Piece

Jacques Poulin-Denis
Grand Poney
Montréal

Un artiste sur scène

Avec toute l’intelligence, la sensibilité et le regard critique qu’on lui connaît, Jacques Poulin-Denis revient avec une pièce explorant la condition humaine. Sur un tapis roulant, un danseur mène combat aux circuits fermés de nos drames quotidiens. Qui de lui ou du dispositif l’emportera dans cette lutte obstinée où la danse et l’athlétisme font corps? Fabien Piché, danseur physique, tonique, de Québec, mène l’affrontement. Brillante réflexion sur l’assujettissement au temps, à nos fantasmes de le dominer et au constat d’échec, Running Piece aborde notre propension à sans cesse courir après notre souffle, exaltant le culte de l’être occupé. Une performance exigeante, enivrante, qui ne manque pas de laisser une question entre les mains du spectateur : sommes-nous tous coureurs?

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 18 octobre.


Saison 2018-2019

L’École buissonnière

6 ans et +

Pierre-Paul Savoie
PPS Danse et DansEncorps
Montréal et Moncton

Quatre artistes sur scène

Après Contes pour enfants pas sages, Pierre-Paul Savoie revient, porté par les textes de Prévert. S’il est une chose réjouissante, c’est bien celle des compagnies qui s’adressent aux enfants en faisant confiance à leur intelligence. La pièce relève le pari en mettant en scène quatre amis aux personnalités différentes et colorées qui éclatent en danse, en chanson et en poésie. Le compositeur Benoît Côté donne, avec les voix d’Alexandre Désilets et Amylie, un souffle tout en douceur aux formes musicales éprouvées que sont les comptines, les historiettes et les ritournelles. Ancrée dans une iconographie de l’enfance, L’École buissonnière met en scène le conformisme de l’apprentissage en opposition à la liberté qu’on peut retrouver dans une cour d’école. Vous rangerez-vous du côté de la poésie?

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 28 octobre, 15 h.

Des représentations scolaires sont prévues les 25, 26, 29 et 30 octobre, 9 h 30.


Saison 2018-2019

The Black Piece

Ann Van den Broek
WArd/waRD
Belgique et Pays-Bas

Noir. Absence de lumière. Aucune réflexion.
Symbole de deuil, finalité, noirceur, nuit. Trous noirs. L’autre noir. Terre noire, fertilité. Mystère, séduction, exotisme. Couleur pleine. Élégance, pouvoir. Dégradés, profondeurs. Rien n’est ce qu’il semble être. Noir, couleur du masque que nous portons tous.
Le noir dévoile.

Habituée des scènes néerlandaises et belges, Van den Broek convie, avec The Black Piece, le public à une expérience sensorielle vertigineuse où les sons, les images et les corps entrent dans un dialogue étrange. Plongé dans un noir total, un caméraman muni d’une lentille lumineuse aide à déchiffrer les histoires dansées sur scène. La pièce, avec ses intrigues désamorcées et ses êtres énigmatiques, est un objet scénique complexe, magnétique, où l’on s’amuse souvent à dérouter le spectateur. Crue, provocatrice, assumée, la création se vit comme un voyage dans l’inconscient et le noir où les états émotionnels troubles émergent par le biais d’un travail physique mené jusqu’à l’épuisement.

The Black Piece, récipiendaire d’un Swan Award pour la meilleure production en danse, le prix le plus prestigieux décerné aux Pays-Bas.

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 1er novembre.


Saison 2018-2019

Solo 70

Paul-André Fortier
Fortier Danse-Création
Montréal

Trois artistes sur scène

Parce que le monde change. Et pour répondre, il faut parler, bouger, chanter, se débattre, suer. Danser, évidemment. Encore danser. Toujours déjà. Comme si c’était la première fois. Comme si c’était la dernière fois.

40 ans de carrière plus tard, Paul-André Fortier s’offre, pour ses 70 ans, un faux solo. Entouré de talentueux collaborateurs (Étienne Lepage, Étienne Pilon, Jackie Gallant, Marc Séguin), Fortier propose une sérieuse leçon d’audace. Dans un carré délimité, l’interprète parcourt — presque en glissant — la surface blanche contrastée de son corps vêtu de noir, traçant des lignes de force. Dans une esthétique formelle où la sobriété règne, comédien et musicienne se livrent à une mise en danger ludique. Le septuagénaire accepte volontiers l’inconfortable posture. Danse. Persiste. Ni adieu ni rétrospective, Solo 70 s’impose comme une synthèse de son travail par autant de révolutions que de minutie. C’est un corps souverain, élevé, que Fortier donne à voir.

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 29 novembre.

À voir : 3 minutes avec Paul-André Fortier


Saison 2018-2019

bang bang

Manuel Roque
Compagnie Manuel Roque
Montréal

Un artiste sur scène

« Comment danser et puis disparaître en même temps? » Une question que pose l’interprète et chorégraphe à travers ce périlleux et magistral solo. Il faut définitivement un danseur, un athlète, accompli pour mener à bien cette étude sur le saut et la capacité du corps à se faire léger. L’exercice pourrait être qualifié de tentative de déjouer la gravité. Cinquante minutes durant lesquelles l’interprète devient plus grand qu’humain; où il se fait masse, matière, espace. Un rituel contemporain qui laisse la parole au corps dans ce qu’il a de plus combatif et désespéré, de plus libre. La sueur, les chants d’extase (ou est-ce de souffrance?) se mélangent dans une exaltation de l’épreuve, une résistance, qui ne peut que réjouir le spectateur qui se joint au danseur dans une forme d’empathie kinesthésique. À l’instar de son titre, bang bang résonne, habite, longtemps encore après l’avoir vécu. D’une vibrante humanité!

bang bang, récipiendaire du Prix du Conseil des arts et des lettres du Québec pour la meilleure œuvre chorégraphique de la saison 2016-2017. Manuel Roque, récipiendaire du Prix de la danse de Montréal, catégorie Interprète 2017 pour son interprétation de bang bang.

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 17 janvier.


Saison 2018-2019

Gratter la pénombre

Alan Lake
Alan Lake Factori(e)
Québec

Quatre artistes sur scène

À travers Gratter la pénombre, Alan Lake poursuit l’épopée symboliste entamée avec Le cri des méduses. Dans une déclinaison de solos pensés pour ses collaborateurs de longue date, il s’avance non pas sur ses territoires intimes, mais sur ceux des interprètes. La pièce donne à voir une série de portraits révélant les strates en mouvement de leurs paysages intérieurs, et ce, dans une approche pluridisciplinaire qui conjugue danse, arts visuels et cinéma. Ces histoires et fantasmes se trouvent magnifiés par-delà l’expérience humaine, contribuant à l’enrichissement du langage et de la mythologie propre à Lake.

Une discussion avec les artistes aura lieu après les représentations du 8 et du 15 février.


Saison 2018-2019

Pour

Daina Ashbee
Montréal

Une artiste sur scène

Reconnue comme l’une des chorégraphes les plus prometteuses de sa génération, Daina Ashbee révèle avec audace et aplomb les univers intimes. Résultat d’un travail et de questionnements autour de son rapport au cycle menstruel, Pour lève le tabou sur les douleurs intimes et les résonances émotives qu’elles suscitent. Paige Culley, hypnotisante interprète, y exhibe un corps animal, prisonnier d’un rituel douloureux. Dans un effort courageux qui ne peut relever que de la transe, la danseuse incarne inlassablement un cycle de violence en divers états de corps où ce dernier se fait instrument percussif. Si le spectacle tient de l’économie de moyens, le propos ne s’en trouve qu’exalté. Œuvre radicale à la lisière de la danse et de la performance, Pour convie à une expérience spirituelle à travers ce solo névralgique dansé avec un affront vivifiant.

Paige Culley, récipiendaire du Prix de la danse de Montréal, catégorie Découverte 2017 pour son interprétation de Pour.

Une discussion avec les artistes aura lieu après les représentations du 4 et du 6 mars.


Saison 2018-2019

Threesixnine

Emmanuelle Lê Phan et Elon Höglund

Tentacle Tribe
Montréal

Six artistes sur scène

« Si vous connaissiez la magnificence du trois, du six et du neuf, vous auriez une clé de l’univers. » – Nikola Tesla

Reprenant cette prophétie maintes fois éprouvée par le chercheur autrichien, Tentacle Tribe met à l’épreuve les nombres dans un spectacle magnétique où la virtuosité des interprètes se campe dans une sombre narration. Au confluent du break dance, du hip hop, des arts martiaux et de la danse contemporaine, le duo canado-suédois, bien connu du Cirque du Soleil et du Cirque Eloize, puise à même sa riche formation pour faire naître une danse campée dans la musique, qui s’incarne au-delà de l’interprétation corporelle. Threesixnine explore l’harmonie et le chaos présents dans le cycle de la vie à travers des danses chargées, physiques, où les moments groupés portent une force évocatrice qui stimule l’imagination.

Threesixnine, récipiendaire du Prix du Conseil des arts et des lettres du Québec pour la meilleure œuvre chorégraphique de la saison 2017-2018 et récipiendaire du Prix du Public 2017 au Festival Quartiers Danses de Montréal.

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 20 mars 2019, 20 h.

Des représentations scolaires sont prévues en après-midi les 19, 20 et 21 mars (12 ans et +).


Saison 2018-2019

Dialogue

Wen Wei Wang
Wen Wei Dance
Vancouver

Cinq artistes sur scène

Le chorégraphe Wen Wei Wang propose une danse narrative dans un spectacle en mouvance empreint de théâtralité et d’humeurs tantôt chargées, tantôt ludiques. La danse, maîtrisée, se révèle dans toute sa puissance lors des moments groupés où la cohésion est phénoménale. Performance confrontante, Dialogue est le témoignage d’une sensibilité transculturelle distinctive qui fait état de l’ingéniosité de l’humain lorsqu’il est confronté à un nœud de langage. Sur scène, cinq interprètes de nationalités, langues maternelles et orientations sexuelles différentes incarnent les difficultés d’intégration qu’un immigrant peut vivre dans un pays où il ne parle ni ne comprend la culture et les codes.

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 28 mars.


Saison 2018-2019

Threshold

Samory Ba, Jasmin Boivin, Taylor Dilley, Alexandre Hamel, Pascale Jodoin
Le Patin Libre
Montréal

Cinq artistes sur scène

Fort de plus de dix années de recherche sur les possibles de la glisse en patins dans un contexte de création chorégraphique, Le Patin Libre revient à Québec avec une œuvre mature déployant toute l’adresse de ses interprètes de haut calibre. La proposition, bien campée dans le 21e siècle, se tient loin des lieux communs des représentations sur glace. La critique acclame, qualifiant l’expérience du spectateur de libératrice. La danse y est superbe, surprenante, les interprètes s’amusent dans des duos aux chorégraphies rythmées, bordées par des éclairages tranchés. Éveillés, les sens demeurent captifs tout au long de la représentation. Threshold est un poème en mouvement sur le déplacement, le changement, l’égarement et le souvenir. Laissez-vous porter!

Le samedi 13 avril, après la représentation, la compagnie invite le public à la rejoindre sur la glace pour une fête dansante. Apportez vos patins!

NOUVEAUTÉ!

Une navette vers l’aréna des Deux Glaces est prévue au départ de la Maison pour la danse pour les deux représentations. L’option navette est disponible lors de l’achat d’un billet. Si vous possédez déjà un billet du spectacle et souhaitez y ajouter une navette, contactez billetterie@larotonde.qc.ca.
Coût : 8,05 $ (aller-retour)
Départ : À 19h devant la Maison pour la danse, 336 rue du Roi
Retour : À 23h le samedi (après la fête dansante) et à 22h15 le dimanche.


Saison 2018-2019

Lifeguard

Benoît Lachambre
Par B.L.eux
Montréal

Un artiste sur scène

Un toucher existe-t-il avant que le contact se produise ? Comment une danse peut-elle se définir par le ressenti, celui qui est motivé par l’affect ?

C’est un secret encore trop bien gardé. Aux côtés d’Édouard Lock, Louise Lecavalier et Marie Chouinard, Benoît Lachambre est l’un des artistes canadiens en danse les plus connus à travers le monde. Tout en questionnant la place de l’artiste et la passivité du spectateur, le chorégraphe propose, avec cette création, un dialogue désinhibé autour des modes de présence. Dans une ouverture pleine de confiance envers l’autre, il invite les visiteurs à poser des touchers bienveillants à son corps afin de dévier la trajectoire de sa danse. Spectacle où l’engagement du public décide de l’expérience collective, Lifeguard est une installation de vie en plusieurs volets, une œuvre que l’on apprécie telle une exposition.

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 25 avril 2019.


Saison 2018-2019

Sous la feuille

18 mois à 4 ans

Ariane Voineau et Josué Beaucage
Québec

Deux artistes sur scène

Si je peux mettre ma maison dans un sac
Si je peux tenir l’hiver dans ma main
Si je peux me cacher dans le pelage d’une maman ours
Est-ce que je suis petit ou je suis grand?

Bien assis sur des fourrures, abrités sous des tentes construites que pour eux, les petits spectateurs de Sous la feuille sont prêts à vivre une fantastique aventure en forêt où les campeurs se changent en ours et en saison, où la marche devient danse, où le vent chante des chansons.

Très tendre, toute en subtilité, cette histoire en mouvement et en musique éveille les sens. Portée par les mouvements enveloppants d’Ariane Voineau, la voix chaleureuse et rassurante de Josué Beaucage, la mise en scène sensible d’Olivier Normand et la scénographie poétique et évocatrice de Julie Lévesque, le spectacle aborde en définitive une question essentielle pour le très jeune public : suis-je grand ou petit?

Des représentations scolaires sont prévues les 30 et 31 mai.