La Rotonde
Zones de turbulences, par Frédérique Doyon, Le Devoir

Zones de turbulences, par Frédérique Doyon, Le Devoir

Article de Frédérique Doyon publié dans Le Devoir, le 16 avril 2015

Ravages, par François Gamache

Photo : François Gamache

 

Entre chair et terre, Ravages du jeune chorégraphe de Québec Alan Lake traite des zones de turbulences que traverse l’humain, comme la nature. Une oeuvre qui combine jeu avec la matière, danse et image vidéo avec une belle puissance d’évocation mais qui peine à susciter une émotion claire dans l’intégration parfois ardue de tous ses médiums.

Artiste pluridisciplinaire formé autant en art qu’en danse, Alan Lake affirme travailler la chorégraphie comme un artiste visuel. De fait, il aime segmenter l’espace, manipuler la matière et modeler les corps comme s’il s’agissait d’un défi de composition plastique. Ses pièces commencent systématiquement par un film dont les différentes scènes ponctuent ici la chorégraphie. Visages et corps couverts d’humus, course à travers les bois : les images magnifiquement travaillées montrent des danseurs en symbiose avec le cycle irrémédiable de la nature. Tu es poussière et redeviendras poussière…

Projetées sur des écrans de tissu diaphane, ces images se superposent à l’action scénique, cherchant parfois à s’y confondre. Mais trop d’effort est consacré à cet arrimage. Est-il nécessaire de répéter sur scène l’action qui se déploie à l’écran ?

Quand la danse prend le relais sur scène, on sent tout de suite la tension entre la force et la capacité d’abandon des interprètes dans leurs corps à corps brutaux et leur gestuelle ancrée au sol. Le jeu dominant des portés atteint de beaux sommets alors que plusieurs sont initiés à deux et se terminent inopinément dans les bras d’un tiers. L’aisance physique des interprètes dans cette gestuelle brute est remarquable.

Pour lire l’article en entier, cliquez ici.

Source: Le Devoir, Frédérique Doyon.