This Duet That We’ve Already Done (So Many Times): redécouvrir le couple par Robert Boisclair, Les Enfants du Paradis bloguent!

Publié le 20 avril 2017 par Sandrine Lambert

Robert Boisclair nous présente sa critique de This Duet That We’ve Already Done (so many times).

Photo: Claudia Chan Tak

Photo: Claudia Chan Tak

Une danse à deux où les danseurs se cherchent, se découvrent. Une exploration du couple qui jette un regard différent sur ces êtres qui ne font pas que s’aimer mais qui vivent tout simplement.

Après Usually Beauty Fails présenté à Québec en décembre 2014, Frédérick Gravel, dont le talent et l’audace traversent les frontières, nous revient avec un spectacle plus intimiste, mais tout aussi électrisant. Aux commandes d’une playlist exaltante tout droit sortie de sa tablette, l’artiste multidisciplinaire essaime sa vision rock de l’inépuisable thème de l’amour, abordé ici sans fard, mais avec une profonde authenticité. Dans une scénographie dépouillée de tout artifice, les deux danseurs nouent une relation singulière, complémentaire et constituent le ressort efficace de ce duo qui tente de poétiser le banal. Les codes de la représentation déjoués et la gestuelle unique de Frédérick Gravel composent un opus d’un réalisme désarmant. Un spectacle qui conjugue puissance et vulnérabilité avec une apparente désinvolture.

 

Redécouvrir le couple

Dès son entrée en salle, le spectateur découvre les danseurs qui sont là à discuter tout en sirotant un verre. Le spectacle débute dès que les spectateurs sont tous arrivés et sans transition aucune. Pas de changement d’éclairage, pas de signal particulier indiquant le début du spectacle. Et c’est une bonne chose car le spectateur peut plonger son regard dans celui des danseurs. Événement rarissime mais magique. La rencontre devient une sorte de voyage au coeur de l’âme du danseur.

Le spectacle mettant en vedette un couple débute par un solo de la danseuse. Le geste est retenu. Contrôlé. Tout en lenteur. La gestuelle est hachée. La danseuse est dans une sorte de déséquilibre comme si son personnage était un être maladroit qui tente de retrouver un mouvement plus gracieux. Le ton est donné. Gravel et Furey conserveront ce style tout au long du spectacle, à une exception près. Le mouvement sera alors plus rapide et physique. L’éclairage sera plus sombre. Le couple devient combattant dans un jeu de tiraillement, les corps fusionnent. Ils se découvrent différemment.

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Source: Robert Boisclair, Les Enfants du paradis bloguent!

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