Danse Léo Chante par Valérie Therrien et Catherine Genest, voir.ca

Publié le 9 novembre 2016 par Sandrine Lambert

Dans quelques jours à Montréal, dans moins d’un mois à Québec, Pierre-Paul Savoie célébrera l’oeuvre de Léo Ferré en grand.

www.cindyboycephoto.com

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Directeur artistique du spectacle et homme de danse accompli, Pierre-Paul Savoie réunit une équipe de rêve autour de l’œuvre de Léo Ferré pour souligner son 100e anniversaire de naissance.

Corps Amour Anarchie – Léo Ferré est une production ambitieuse, une pièce multidisciplinaire pour cinq musiciens, quatre chanteurs, six danseurs et cinq chorégraphes. Des artistes qui, pour la plupart, avaient ajouté leur grain de sel au «best-seller scénique» Danse Lhasa Danse en 2011. Pierre-Paul Savoie en reprend la structure et les paramètres et s’associe une fois de plus avec le festival montréalais Coup de cœur francophone, qui célèbre par ailleurs son 30e anniversaire. «Je revisite le corpus d’un musicien, c’est l’élément commun entre les deux projets. Pour ce qui est de l’essence artistique, [l’œuvre de] Lhasa était celle d’une migrante parce qu’elle était mexicaine, américaine et québécoise. Avec ce spectacle-ci, je revisite le travail d’un grand poète. […] Lui, il prenait la poésie et la mettait en musique. Moi, je prends ses mots et je les mets en gestes.» Corps Amour Anarchie, c’est une autre main tendue vers les mélomanes néophytes, un exercice de développement de public en proie à un (autre) succès considérable.

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Hélène Blackburn, Emmanuel Jouthe, Anne Plamondon et David Rancourt signent, eux aussi, quelques mises en mouvement des textes, des partitions musicales de Léo Ferré. Une distribution éclectique à laquelle Savoie n’a pas imposé une gestuelle uniforme, une ligne directrice stricte. Il choisit plutôt de célébrer leurs différences. «Comme on avait l’occasion de rencontrer un public plus vaste qu’habituellement en danse, je crois qu’il fallait s’efforcer de ne pas le présenter comme quelque chose de monochrome. C’est autant d’auteurs qu’en littérature. On n’a pas tous le même langage, on a tous une signature qui nous est propre. […] Pour moi, c’était important de présenter cette diversité de pratiques qui sont, quand même, toutes de très haut niveau.» La mise en scène, le mélange aléatoire des numéros dansés, a même été pensée pour maximiser les contrastes, passer d’un style à un autre sans complexe, avec rythme.

Résolument libres, ses quatre collègues avaient également la latitude de choisir les chansons du magicien de la strophe centenaire, celles qui les interpellaient instinctivement. Des paroles fortes, puissantes, tout sauf gnangnan, qui laissent une belle place à l’interprétation. «La poésie est ouverte, il y a de l’espace pour la danse. Moi, je travaille [entre autres] sur Les poètes. Je suis parti d’un mot que je m’étais choisi: calligraphie. J’ai calligraphié des phrases chorégraphiques en me servant de l’écriture. Mon langage est presque abstrait, il n’a pas vraiment rapport avec ce qui est dit. […] J’ai choisi un angle complémentaire.»

Amour Anarchie, l’album double de 1970, annonce les thèmes de ce spectacle forcément riche en duos sulfureux. Une œuvre collective que son idéateur, Pierre-Paul Savoie, porte à bout de bras avec la passion de l’artisan.

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Source: voir.ca.

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