Corps Amour Anarchie: la poésie de Léo Ferré sublimée par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 7 décembre 2016 par Sandrine Lambert

Salle comble et public ravi pour la première représentation de Corps Amour Anarchie | Léo Ferré hier soir à Québec. Il reste une représentation ce mercredi 7 décembre à 20h. Voici la critique de Daphné Bédard pour Le Soleil.

Les mots de Léo Ferré gagnent en intensité alors qu'ils sont portés par six danseurs, six musiciens et quatre chanteurs dans Corps Amour Anarchie. Photo: Alejandro Jimenez

Les mots de Léo Ferré gagnent en intensité alors qu’ils sont portés par six danseurs, six musiciens et quatre chanteurs dans Corps Amour Anarchie.
Photo: Alejandro Jimenez

(Québec) CRITIQUE / Les paroles de Léo Ferré ont résonné avec poésie hier soir lors du spectacle Corps Amour Anarchie, présenté au Grand Théâtre. Un véritable hommage à l’oeuvre de l’auteur-compositeur-interprète français né il y a 100 ans.

Quinze artistes étaient sur scène pour sublimer ses mots. Des musiciens, des chanteurs et des danseurs. Les différentes formes d’art se sont mélangées les unes aux autres avec sensibilité.

Le chorégraphe Pierre-Paul Savoie, qui avait aussi redonné vie aux chansons de Lhasa De Sela avec Danse Lhasa Danse, a su bien doser les moments de tendresse et ceux qui nous écorchent. Car le spectre de la poésie de Ferré est large. Il était capable des paroles les plus romantiques, mais il avait aussi une vision plutôt cruelle de la vie qu’il nous balançait sans retenue en plein visage.

Ambiance feutrée

Tout le spectacle se déroule dans une ambiance feutrée, la musique n’étant pas trop forte pour laisser toute la place à la poésie. Un choix intelligent du concepteur Pierre-Paul Savoie. L’enchaînement des chansons a aussi été bien pensé, des ballades aux pièces plus rythmées sans qu’il n’y ait de ruptures de ton.

D’ailleurs, nul besoin de connaître par coeur les chansons de Ferré pour apprécier le spectacle. On découvre les pièces qui nous sont moins familières à travers les magnifiques voix de Bïa, d’Alexandre Désilets, de Michel Faubert et de Philippe B.

Le vaste répertoire de Ferré, qui contient près de 500 chansons, avait tout pour inspirer Pierre-Paul Savoie. Comme des tranches de vie, chaque pièce a sa propre histoire racontée dans Corps Amour Anarchie par la musique, les voix et les mouvements imaginés par les chorégraphes Hélène Blackburn, Emmanuel Jouthe, Anne Plamondon, David Rancourt, Pierre-Paul Savoie et portés par six danseurs.

On est transportés dans toute une gamme d’atmosphères, de celle plus légère de la pièce Paname, dans laquelle les danseurs s’amusent tels des enfants, à la langoureuse C’est extra que fait briller Alexandre Désilets et les danseurs Alexandre Carlos et Roxane Duchesne-Roy.

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Source: Daphné Bédard, Le Soleil.

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