Last Work de la Batsheva Dance company: la voix de la danse par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 18 janvier 2017 par Sandrine Lambert

Retour sur une grande prestation de la Batsheva Dance Company hier soir, mardi 17 janvier, au Grand Théâtre de Québec. Last Work restera gravé dans nos mémoires. Voici la critique de Daphné Bédard parue dans Le Soleil.

Photo: Gadi Dagon

Photo: Gadi Dagon

(Québec) CRITIQUE / Le chorégraphe Ohad Naharin se présente comme un chorégraphe exigeant. Exigeant envers ses danseurs, qu’il pousse à effectuer des mouvements complexes, ainsi qu’avec les spectateurs, qu’il aime bousculer dans leurs sensibilités. Dans Last Work, sur la scène du Grand Théâtre mardi pour un seul soir, Naharin a présenté une pièce achevée, symbolique et bouleversante.

Le chorégraphe israélien, à la tête de la Batsheva Dance Company depuis 1990, prend son temps pour installer l’ambiance. On voit d’abord apparaître une femme vêtue d’une robe bleue qui court sur un tapis roulant à l’arrière de la scène. Elle courra ainsi au même endroit tout le long du spectacle… Chapeau! Son surplace symbolise dans Last Work la ligne du temps et l’histoire qui se répète.

Les autres danseurs entrent en scène tour à tour. On constate tout de suite l’influence de la méthode Gaga. Inventée par Ohad Naharin, cette technique pousse le danseur à utiliser tout son corps de façon instinctive. Les miroirs sont d’ailleurs bannis dans les classes de danse Gaga. Les mouvements des danseurs viennent uniquement de leurs perceptions, de leurs sensations, plutôt que d’être calqués sur une image précise.

Les danseurs excellent dans le Gaga. Comme spectateur, il faut apprivoiser cette façon de bouger dans laquelle les membres sont désarticulés et les corps effectuent des torsions dans tous les sens. Heureusement, la danse qui en résulte reste gracieuse et coulante. Les danseurs semblent pouvoir tout accomplir sans limitation physique.

Ohad Naharin possède un vocabulaire chorégraphique élaboré et unique. Chacune des séquences de la pièce de 70 minutes a son propre langage, sa propre couleur. En explorant les possibilités physiques au maximum, Naharin propose du jamais-vu aux spectateurs les plus pointilleux.

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Source: Le Soleil.

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