[BIO] Victor Quijada – Chorégraphe – Vraiment doucement

Publié le 25 janvier 2020 par Laurence Bégin

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En 17 ans, Victor Quijada et RUBBERBAND ont redéfini les codes du breakdance dans un contexte institutionnel et ont vivifié le milieu chorégraphique québécois, en plus de paver le chemin pour de nouveaux créateurs fascinés par le breakdance. Armé de la technique pour danseurs qu’il a conçue (Méthode RUBBERBAND) — vocabulaire électrisant qui allie l’énergie du hip-hop, le raffinement du ballet classique et le travail angulaire de la danse contemporaine —, fort d’une quarantaine de créations/collaborations au Canada comme à l’international, Quijada continue de se développer au cœur d’une carrière prolifique.

Né de parents mexicains et élevé à Los Angeles, Quijada est d’abord formé dans les cercles de b-boying et les clubs hip-hop de sa ville natale. Il fait son entrée chez Rudy Perez en 1994, passe du côté de chez THARP! à New York en 1996, fait un saut par les Ballets Tech en 1999, avant d’arriver à Montréal chez Les Grands Ballets canadiens en 2000. En 2002, il fonde RUBBERBAND alors qu’il s’immerge dans la déconstruction des principes chorégraphiques qu’il a appris en jumelant ceux-ci à l’idéologie brute de la danse urbaine. Ses créations — plusieurs courtes formes et 14 productions longues — sont empreintes d’une forte théâtralité, de l’énergie de l’improvisation, des codes du langage cinématographique, et sont sculptées par une précision de geste incomparable.

Quijada enseigne la Méthode RUBBERBAND mondialement depuis plusieurs années par le biais de divers ateliers ou stages (pour de nombreuses compagnies, universités ou institutions de danse) et de manière récurrente au sein d’événements annuels : le stage montréalais annuel de sa compagnie; l’Académie du Domaine Forget dans Charlevoix ; une charge d’enseignement à la Glorya Kaufman School of Dance de la University of Southern California (USC). En tant que chorégraphe invité, il a créé de nouvelles œuvres auprès de compagnies de cirque et de danse ; il a notamment travaillé à plusieurs reprises pour Hubbard Street Dance Chicago, Pacific Northwest Ballet et Scottish Dance Theatre.

En plus de son travail scénique, le parcours de Quijada inclut une dizaine de films chorégraphiques. Son court métrage Hasta La Próxima a été finaliste aux American Choreography Awards en 2004. Quijada a également créé la chorégraphie des clips Man I Used to Be de k-os, La garde d’Alexandre Désilets et Blue Wonderful d’Elton John. Son film Gravity of Center a entre autres remporté le Best Experimental Short au CFC Worldwide Short Film Festival en 2012, et a tourné dans plusieurs expositions et festivals nationaux et internationaux.

En ce qui concerne la reconnaissance de ses pairs, Quijada a été artiste en résidence à l’Usine C (2004), puis à la Place des Arts (2007-2011), et de nombreux prix lui ont été attribués. Il est récipiendaire, entre autres, du Best Modern Repertory du National Dance Award (2003, ÉU), du Bonnie Bird North American Award (2003, Angleterre), du Peter Darrell Choreography Award (2003, Angleterre), du Prix Rayonnement international de l’Assemblée canadienne de la danse (2012, Canada) et de deux prix de la Princess Grace Foundation-USA (Choreography Fellowship, 2010; Work in Progress Residency, 2016).

En décembre 2017, Victor Quijada recevait le Prix de la danse de Montréal — Prix de la diversité culturelle.

Photos : Isabel Rancier (1),  Paolo Santos (2)

Victor Quijada, par Paolo Santos

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