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En savoir plus sur les 4 courts métrages – Les Prés

En savoir plus sur les 4 courts métrages – Les Prés

18 mars 2021

Le programme de courts métrages du regroupement Les Prés, en webdiffusion du 23 au 29 mars 2021, compte les quatre courts métrages chorégraphiques suivants :

Intimarium, un vivarium de l'intime

Intimarium, un vivarium de l’intime

Les hiérarchies horizontales, 15 minutes

L’esthétique riche et évocatrice d’Intimarium révèle un univers de matière brute, organique, offrant un territoire sacré presque divin, témoin d’un rituel, d’une transe sacrée. C’est une invitation à l’observation des phénomènes intérieurs, à la contemplation. C’est une porte ouverte vers le(s) paysage(s) intérieur(s) des performeurs, appelant un onirisme, un esprit de méditation. Les images captées par Alexandre Berthier et les univers musicaux envoûtants de Jean-Michel Letendre Veilleux s’assemblent par la juxtaposition de plans rapprochés dans l’idée sous-jacente de magnifier l’intime, de rendre palpable les frissons de l’épiderme, d’honorer les rencontres humaines de ces instants et d’entrer en contact sensoriel rapproché avec la matière, d’en savourer les reliefs.

Intimarium, un vivarium de l’intime, d’où sont tirées les images du film, est un projet de recherche, de récolte d’information et de rencontre entre les démarches de Les hiérarchies horizontales et d’artistes issus de diverses disciplines. Pendant un an, au cours de résidences ouvertes au public et réparties dans différents lieux artistiques et culturels de Québec, cette recherche chorégraphique transdisciplinaire s’est construite en se nourrissant et se transformant au gré des passants; de chaque laboratoire a émané une expérience collective éphémère et unique.

Le chemin de la truite

Le chemin de la truite

Les rivières, 3 minutes

En utilisant la poésie qu’offrent le cinéma et la danse, Le chemin de la truite ouvre une brèche dans la psyché d’une femme en observation de ses façades, en rencontre avec ces nécessités internes et externes, en recherche de connexion, souhaitant fondre en osmose avec la nature. Portant un large sac sur son dos, ses peaux, ses mémoires d’ici et d’ailleurs, elle fraye son chemin à l’écoute d’une manifestation de soi. À travers les images captées un mélange de stéréotypes féminins enfouis surgissent, les personnages s’entrechoquent, plongeant dans les tissus sensibles, explorant ainsi les différentes strates qui peuvent se révéler dans l’être.

Ce processus de recherche rassemblant la cinéaste Franie-Éléonore Bernier et la chorégraphe-interprète Arielle Warnke St-Pierre est la continuation organique d’une première rencontre lors de la création du film La Soif réalisé en 2014. De cette rencontre, est née une nouvelle recherche artistique qui répondait au besoin d’entrer dans une parole créative personnelle ainsi qu’à la pulsion commune de capter des états de corps qui émergent du contact à l’environnement, du contact à des artefacts, vêtements, objets portant des mémoires symboliques.

Jeux flous

Jeux flous

BasHaut, 4 minutes

Jeux flous témoigne, par de multiples assemblages, de potentielles cohabitations du corps avec l’espace vide. Résultant d’une semaine de recherche collaborative et décomplexée, tenue en 2018, cet essai explore une fascination pour le fini et l’infini. À travers une quête d’évaporation des frontières du corps, le duo aborde avec ludisme l’hypothèse suivante : s’il existait la possibilité que nous soyons poreux à l’infini, pourrions-nous devenir à la fois étoile et poussière d’étoile? Et si nous jouions à le devenir?

Ce court film est un premier geste posé par le projet BasHaut, un projet qui tente d’allier émerveillement pour les phénomènes plus grands que soi et ceux qui nous constituent.

Dimanche dans le champ, par Emmanuel Burriel

Dimanche dans le champ

Arielle et Sonia, 25 minutes

Filmé à Saint-Raymond de Portneuf, Dimanche dans le champ fait partie des explorations réalisées dans le cadre du projet Corps du dimanche et actions satellites d’Arielle et Sonia. Inspirée de l’exposition La tête dans le nuage du Musée de la civilisation, cette performance en art de la danse et du mouvement porte sur le thème de la connexion. Comment vivons-nous, intérieurement, corporellement et collectivement, la connexion à soi et à l’autre à travers l’ère numérique? Comment se distinguent les contacts réels et virtuels? Dans une perspective de réflexion artistique, cette cocréation interroge et met en scène le corps à travers les enjeux d’une vie toujours plus connectée.

Portée par dix performeurs, cette œuvre incarne le désir de prendre position, en nombre, dans l’espace, en tant que corps sensuels, vivants, bienveillants et interagissant avec d’autres êtres humains dans le monde réel! Une œuvre sensible telle une ode à la lenteur, à la beauté des corps en mouvement, à l’expression de la vie en suscitant les sens en douceur, telle une adresse au kinesthésique et à l’empathie.

Dimanche dans le champ est une œuvre collective posant son regard sur l’expérience d’être humain; un être de sens et de ressenti, évoluant à travers une époque révolutionnée par l’ère numérique et ce, dans un contexte planétaire extraordinaire.

Photo : Emmanuel Burriel