La Rotonde
Lucie Grégoire Danse
Lucie Grégoire Danse

Lucie Grégoire Danse

Au cœur de son œuvre chorégraphique chemine une femme au visage multiple, leitmotiv de sa création. Filtrée, mûrie, incarnée, l’œuvre solo de Lucie Grégoire repose sur sa propre expérience. L’intériorité et l’authenticité du geste sont l’essence de son langage chorégraphique. Cette matière intime, elle la creuse et la façonne en une danse crue qu’elle veut essentielle. Son travail sur le corps s’apparente à celui d’un sculpteur qui enlève les couches de surface afin de dévoiler ce qui existe à l’intérieur. Établissant des connexions entre son corps, sa vie intérieure et le mouvement, Lucie cherche à révéler les dimensions profondes de la nature humaine. C’est avec le temps gravé dans les replis de son corps et le désir incessant de repousser ses limites que sa danse se fait et se livre. Pour elle, la danse est un acte total, une offrande et un don de soi à part entière.

La notion de métamorphose — cet instant où le danseur se transforme et devient autre, animal, roche, arbre, vieillard — est aussi au cœur de sa quête. C’est en travaillant à la création d’Absolut (1989) avec Elisabeth Albahaca, actrice pendant 20 ans chez Grotowski, en Pologne, que Lucie a commencé à explorer ce processus de transformation intérieure. Elle a ensuite poursuivi cette recherche dans sa collaboration avec Yoshito Ohno et par son expérience avec le chamanisme.

Ce travail l’a amenée à pénétrer dans des zones inconnues et à développer une gestuelle qui prend sa source dans ce qu’il y a de plus profond en elle. Accéder à cette intimité, commune à chaque être humain provoque une ouverture et permet une communion entre le public et l’artiste. En touchant à l’universel, la danse, par l’évocation d’images, trouve une résonance dans le cœur du public.

Mise à jour de la biographie : 2 juin 2021
Photo tirée de La douceur du ciel / Interprète : Lucie Grégoire / Crédit photo : Gracieuseté

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