La Rotonde
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Ferrari en feu

Ferrari en feu est une ode à la liberté individuelle et collective. Avec audace et spontanéité, le duo fait face à la contrainte comme autant de lieux des possibles.

Sur les surfaces exiguës de deux chaises, les interprètes composent avec l’inconfort, se mettent en tension, cherchent à agrandir l’espace à l’intérieur et à l’extérieur d’elles. À la manière d’un road trip, elles progressent dans l’œuvre comme autant de paysages et de rencontres qui les traversent.

La Ferrari, symbole triomphant de l’opulence et de l’accélération du rythme de vie, est traitée ici avec ludisme. Dans une ère en perte de sens, Julia-Maude Cloutier et Amélie Gagnon déjouent la pression, résistent à la vitesse, et transforment à coup de résilience l’insoutenable, grâce à l’humour, à la créativité et à la révolte.

Pour prolonger l’expérience : 

  • Atelier grand public avec les chorégraphes-interprètes Julia-Maude Cloutier et Amélie Gagnon le 14 janvier | En savoir plus

Homo confortus

Danse K par K présente sa neuvième création, une fresque dansée qui imagine un monde utopique où solidarité et entraide prévalent sur la quête de commodité, dans un environnement post-apocalyptique unique.

Homo confortus est une fiction surréaliste qui invite le public à traverser l’Histoire avec un pas de recul, comme s’il était en l’an 3026, observant notre civilisation dans sa beauté, sa laideur, ses récurrences et ses ruptures. À l’origine de cette création, il y a eu la volonté de placer ces êtres, en quête constante de confort, dans une poudrière. Métaphore de notre monde ? Le spectacle se projette dans de vastes tableaux vivants qui explorent les cycles de l’expérience humaine, tout en s’appropriant des thèmes brûlants d’actualité… et d’ambiguïté !

Ce groupe d’homo confortus, prémuni de mousse antichoc et apprenti révolutionnaire armé de poésie et d’humour, interroge l’individualisme moderne et imagine une société utopique. Une œuvre chorégraphique plurielle qui s’engage à expérimenter autrement.

Everytime I come up for air (Solo pour Alice)

Un solo puissant et sensoriel qui explore les paysages intérieurs d’une interprète en quête de souffle, d’espace et de transformation.

Inspirée par les pratiques somatiques et la méditation, Daina Ashbee imagine un voyage physique et intime pour Alice Vermandele, rencontrée à Québec en 2019. Le corps y devient réceptacle d’une mémoire profonde : on sent Alice émerger à la surface de l’eau, atteindre la rive, puis habiter un espace immense, au-delà du visible. Dans ce rituel de présence, la chorégraphe cherche à faire émerger une énergie féminine libérée à travers un langage chorégraphique singulier. Reconnue pour ses œuvres radicales à la croisée de la danse et de la performance, Ashbee transforme la scène en lieu de révélation et de résilience.

Everytime I come up for air (Solo pour Alice) est la deuxième œuvre de la collection Maison pour la danse qui vise à développer la pérennité et l’accessibilité à l’art chorégraphique.

Le programme double est diffusé avec le soutien de Première Ovation.

ONIONMAN

ONIONMAN est une performance physique et sensible où le vêtement devient partenaire de jeu et d’émotion. Au fil des couches enfilées, froissées ou rejetées, le corps se révèle, se transforme, se questionne.

Cette première création de Victoria Côté Péléja puise dans le freestyle du street dance et dans la manipulation textile. Le mouvement naît dans la friction entre le tissu, le souffle, la sueur et les élans du présent. Chaque vêtement enfilé ou abandonné devient une pelure symbolique : couche sociale, affective ou culturelle.

Qu’est-ce qui nous pousse à changer? À quel moment une identité se (re)compose? ONIONMAN explore la construction identitaire comme une transformation continue, au croisement du dedans et du dehors, de soi et de l’autre. Cette œuvre fait du vêtement un langage brut et sensoriel, révélant un être poreux, vibrant, en perpétuel devenir.

Le programme double est diffusé avec le soutien de Première Ovation.

In-Tessere

Une performance dansée et racontée qui tisse, à partir de rencontres locales, une mosaïque sensible de récits et de présences.

Avec In-Tessere, l’artiste franco-italienne Ambra Senatore propose une performance sur mesure, entre danse, récit et création in situ. Telle une conteuse en mouvement, elle s’inspire du lieu qui l’accueille et des rencontres qu’elle y fait pour tirer le fil d’histoires personnelles et collectives. À la croisée du sensible et du quotidien, l’œuvre explore les liens invisibles entre les habitant·es, les mémoires et les territoires.

Son titre évoque l’acte de tisser – des liens invisibles – et celui de rassembler des fragments, comme une mosaïque dont chaque tessera renferme un bout d’histoire. Accueillant le réel dans sa trame, cette œuvre à géométrie variable s’ancre dans le présent et fait résonner l’hospitalité comme une force poétique. Un moment de partage et d’écoute, à vivre ensemble, ici et maintenant.

Pour prolonger l’expérience : 

  • Atelier grand public avec la chorégraphe Ambra Senatore le 29 septembre | En savoir plus
  • Atelier d’écriture poétique après la représentation du 1er octobre.

Myokine

Myokine est une œuvre unificatrice pour sept interprètes qui explorent ensemble le corps comme source de résilience, de beauté et d’espoir.

Molécules sécrétées par les muscles lorsque le corps est en mouvement, les myokines sont souvent nommées « molécules de l’espoir » pour le sentiment de bien-être et d’optimisme qu’elles fournissent.

Pour Anne Plamondon, ce processus emblématise le rôle salvateur du corps lorsque l’être se voit confronté à la multiplication des enjeux complexes et troublants de notre époque. Il incarne la fonction essentielle de la danse de libérer la tension, les émotions et l’anxiété, et de donner sens aux imperfections qui rendent l’existence à la fois force et vulnérabilité.

Sur une musique hypnotique, rassemblant des interprètes canadien·nes énergiques et fougueux, cette nouvelle création dit l’urgence d’agir qui caractérise notre ère et la force vitale du vivre-ensemble pour une communauté en quête de sens.

SENS

Un voyage sensoriel tout en proximité avec les interprètes du Fils d’Adrien danse.

Fidèle à l’approche du chorégraphe Harold Rhéaume, ouverte à la rencontre humaine, cette nouvelle création invite à une expérience qui éveille nos sens.

Nourrie par plusieurs résidences à travers le Québec et en France, l’œuvre interroge la place de la danse contemporaine dans notre société et celle du public dans l’art vivant. Présentée en dispositif immersif sur 360 degrés, elle propose une traversée partagée du geste chorégraphique, côte à côte, yeux dans les yeux.

Dans cette matrice de création sensible, les frontières entre performeur·euses et spectateur·rices s’effacent. Ensemble, nous vivons une catharsis faite de voix, de souffle, de vibrations et d’élans subtils. Un moment d’humanité vivifiant où l’art redevient lien, présence, vie.

Margaret Grenier

Margaret a chorégraphié Setting the Path (2004), Sharing the Spirit (2007), Spirit and Tradition (2009), ainsi que les productions de danse contemporaine multimédia Spirit Transforming (2012), Flicker (2016) et Mînowin (2019).

Margaret est titulaire d’une maîtrise en éducation artistique de l’Université Simon Fraser et d’un baccalauréat en sciences de l’Université McGill. En 2007, elle a été chargée de cours à l’Université Simon Fraser pour le cours Foundations in Aboriginal Education, Language, and Culture (fondements de l’éducation, de la langue et de la culture autochtones). Elle a été membre du corps professoral pour la résidence de danse autochtone du Banff Centre en 2013.