La Rotonde
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Ame Henderson Projects

Ame Henderson est une artiste d’ascendance coloniale qui a grandi sur le territoire Nuu-chah-nulth sur la côte ouest de l’île de Vancouver et qui vit et travaille maintenant à Toronto, sur le territoire du Dish With One Spoon Covenant, un accord conclu entre les nations autochtones pour partager et protéger les terres et les voies navigables autour des Grands Lacs. Sa pratique s’étend de la publication à la performance et à l’exposition, et son travail active la danse et la chorégraphie pour proposer des modes expérientiels d’être ensemble. Ses collaborations réunissent un ensemble diversifié de personnes et d’organisations et ont été créées et partagées au Canada et à l’étranger.

Avec le collectif torontois Public Recordings, elle a créé plus d’une douzaine d’œuvres, dont /Dance/Songs/ (2006), relay (2010), what we are saying (2013); performance encyclopaedia (2013), une performance sous forme de livre avec Evan Webber ; The Most Together We’ve Ever Been (2009) et Out of Season (2015) avec Matija Ferlin ; et Room with Sticks (2013) avec le chorégraphe Tedd Robinson et le musicien Charles Quevillon.

En tant qu’artiste en résidence à The Art Gallery of Ontario, Henderson a mis en scène rehearsal/performance (2014), une série de performances publiques qui se penchent sur l’histoire oubliée du travail en direct dans cette institution. Elle a créé trois œuvres complètes pour ensemble pour le Toronto Dance Theatre, explorant la relation entre le mouvement et le son : voyager (2014), en collaboration avec la compositrice Jennifer Castle, Noisy (2017), avec les musiciens Robin Dann et Matt Smith et RING (2019), avec la compositrice Sarah Davachi. Ame se nourrit de relations créatives de longue date avec les chorégraphes Matija Ferlin et Katie Ward, l’artiste visuelle Aleesa Cohene et l’écrivain et créateur de performances Evan Webber.

Provincija

L’organisation artistique Provincija est une plateforme indépendante dédiée à l’exploration, à la production et à la promotion de l’art contemporain, avec un accent particulier sur les pratiques interdisciplinaires et expérimentales. Elle évolue à l’intersection des arts visuels, de la performance, de la littérature et des nouveaux médias, soutenant les artistes à travers diverses formes de production, des programmes de résidences, des expositions, des ateliers et d’autres formes d’échange artistique.

Fondée en 2021 par Matija et Mauricio Ferlin, Provincija est née de la volonté de décentraliser la scène artistique en Croatie et de créer un espace de recherche et de développement pour les arts de la scène contemporains. Le cœur de ses activités réside dans la production des œuvres du chorégraphe et metteur en scène Matija Ferlin, dont la vision artistique, à la croisée de la danse, du théâtre et de la performance, donne naissance à un langage unique que Provincija s’attache à soutenir et à faire évoluer.

Provincija explore fréquemment des thématiques liées à l’identité, ainsi qu’aux relations entre le local et le global, à travers des projets artistiques engagés et innovants. Son travail se distingue par une grande ouverture à l’expérimentation.

Les membres actuels de l’organisation sont l’actrice Jadranka Đokić, l’écrivain et dramaturge Goran Ferčec, la costumière Desanka Janković, la musicienne Melita Lovričević, le concepteur lumière Saša Fistrić, ainsi que les frères Ferlin.

Matija Ferlin

Matija Ferlin est un metteur en scène croate, chorégraphe de pièces de danse de groupe et interprète de ses propres spectacles en solo. Diplômé de la School for New Dance Development à Amsterdam, il a ensuite vécu et travaillé à Berlin et à Toronto. Après être retourné dans sa ville natale de Pula, où il est né en 1982, il s’est consacré à la recherche et à la réarticulation de différents concepts de la performance scénique, collaborant tant avec des acteurs que des danseurs. Depuis 2023, il est directeur artistique du Théâtre National d’Istrie à Pula, en Croatie.

Gabrielle Desgagnés

Gabrielle Desgagnés est une interprète et une entraîneure basée à Montréal et à Québec. Elle gradue de L’École de danse contemporaine de Montréal en 2008 et continue dès lors à s’entraîner en danse à travers différents workshops au Canada et en Europe, ainsi qu’en acrobaties et en méthodes GYROTONIC® et GYROKINÉSIS®. Sur scène, on a pu la voir danser pour le projet OSEZ! 2009 à Québec, pour plusieurs pièces de Thierry Huard (dont le solo La Maîtrise) ainsi que pour Fragments de Lara Kramer. Elle est aussi de la distribution du vidéoclip Sprawl 2 d’Arcade Fire chorégraphié par Dana Gingras et performe sporadiquement au sein d’événements divers présentés au Musée d’art Contemporain de Montréal. Elle fut apprentie sur le remontage de la pièce monumental de la défunte compagnie The Holy Body Tattoo et interprète pour la pièce Cocons somatiques de Pierre-Marc Ouellette et Manon De Pauw présentée à l’Agora de la danse. On a récemment pu la voir performer dans le vidéoclip Erreur sur la personne de l’auteur-compositeur Martin Lizotte, et sera du nouveau film La timidité des cimes de la compagnie Le Fils d’Adrien danse en 2022.

Centre Chorégraphique National de Nantes

Le Centre Chorégraphique National de Nantes fait partie du réseau des dix-neuf Centres Chorégraphiques Nationaux (CCN) créés en France depuis 1984. Les CCN, sont dirigés par des artistes chorégraphiques. Lieux de ressources pour la danse, ils développent des projets artistiques fondés sur la création et la diffusion de leurs propres œuvres, le soutien à la production et l’accueil en résidence de compagnies invitées, le développement de la culture chorégraphique et la formation. Ces missions leur sont confiées par l’État et les collectivités locales, dans le cadre de l’aménagement culturel du territoire et des politiques en faveur de la danse.

Ambra Senatore

Chorégraphe et performeuse italienne originaire de Turin, Ambra Senatore est directrice du Centre Chorégraphique national de Nantes du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2025.

Sa danse se trouve à cet endroit ténu entre la construction de l’action, la fiction dans la répétition et la vérité de la présence. Au fondement de toute sa gestuelle se trouve le quotidien « observé à la loupe » qu’elle décale, renverse jusqu’à ce que le geste se fictionnalise, jusqu’à ce que la danse se théâtralise. Adepte des surprises, des « cut », et des répétitions, qui rappellent l’art du cinéma, Ambra Senatore recompose le réel à la manière d’un réalisateur.

Elle dirige le regard du spectateur, à lui de recomposer ensuite le puzzle de cette matière chorégraphique et des indices qu’elle sème. Cette façon de jongler avec les situations jusqu’à l’absurde fait affleurer une douce ironie. En Italie, elle se forme auprès d’artistes tels que Roberto Castello, Rafaella Giordano avec qui elle collabore rapidement. En tant qu’interprète on la verra aussi travailler avec Jean-Claude Gallotta, Giorgio Rossi, Georges Lavaudant, ou Antonio Tagliarini. À la fin des années 90, elle crée des pièces en collaboration avec d’autres auteurs puis termine un doctorat sur la danse contemporaine (2004) avant d’enseigner l’histoire de la danse à Milan.

De 2004 et 2009, elle axe ses recherches chorégraphiques sur des soli qu’elle interprète : EDA-solo, Merce, Informazioni Utili, Altro piccolo progetto domestico, Maglie, avant de passer à des pièces de groupe : Passo (2010) en version duo puis quintet, A Posto (2011), trio féminin et John (2012). Avec sa compagnie EDA, qu’elle crée en 2012 à Besançon, elle chorégraphie sa première pièce jeune public à partir du texte de Fabrice Melquiot, Nos amours bêtes (2013), qui sera suivie en 2016 de Quante Storie, projet du dispositif « Au pied de la lettre », qu’elle compose en miroir avec Loïc Touzé.

En 2014 elle présente Aringa Rossa, pièce pour neuf danseurs à la Biennale de Lyon faite de portés, de duos, de tableaux recomposés. Après Pièces (2016), elle crée au festival 2017 d’Avignon Scena madre*, spectacle pour sept danseurs où elle joue des codes cinématographiques.

Lorsqu’elle prend la direction du CCN de Nantes en janvier 2016, Ambra Senatore apporte dans ses bagages cette danse proche de l’humain, cette façon d’aller à la rencontre des personnes et des lieux. A Nantes comme ailleurs, elle propose des créations in situ dans les écoles (Petits pas et Pas au tableau) ou dans des lieux de patrimoine et musées (Promenade), imagine des rendez-vous – Primavera, Festival Trajectoires et se lance dans des Conversations, dialogue ouvert avec la danse (2019) avec des personnalités et des habitants, pour comprendre comment la danse peut se glisser dans les grands débats de notre société contemporaine.

En 2018, elle co-écrit avec le danseur Marc Lacourt, Giro di pista, bal participatif pour les enfants et les familles puis le duo Il nous faudrait un secrétaire (2020), tribulations zigzagantes de deux protagonistes sur le chemin de la vie. Depuis une dizaine d’années, la chorégraphe creuse un peu plus sa relation à la musique, notamment dans sa collaboration avec le compositeur Jonathan Seilman.

En 2020, elle créé Partita, propositions de duos ou trios légers qui bousculent les places des musiciens et danseurs et fait entendre autrement les pièces du répertoire. Répondant à des invitations du milieu musical, elle chorégraphie les intermèdes dansés de l’opéra Cendrillon au Théâtre Graslin (Angers Nantes Opéra) en 2018 et rejoint en 2022 l’ensemble des Paladins pour la création du programme baroque Café Liberta. Elle poursuit également son travail de réalisation du court-métrage La Lingua al Gatto avec le photographe, plasticien et vidéaste Bastien Capela.

D’autres créations chorégraphiques se penchent sur les ressorts du groupe, interroge le vivre ensemble que ce soit avec ses fidèles danseurs italiens de Passo dans Col tempo (2020), ou dans sa pièce pour douze danseurs de tous horizons In Comune (2023). Comme un contrepoint à cet élan collectif, sa toute dernière création Par d’autres voix (2024) est un solo au plateau, en complicité étroite avec le créateur sonore Jonathan Seilman, cette forme qui a tant marqué ses débuts dans les années 2000.

Alice Vermandele

Alice est une artiste émergente en danse contemporaine, établie principalement dans la Ville de Québec. Elle a gradué de la formation supérieure en danse contemporaine de l’École de danse de Québec en 2019. Depuis, elle trace son chemin à travers les différents aspects de sa carrière artistique. On peut notamment la voir comme interprète dans différents projets avec le Papillon blanc danse, ainsi que dans la pièce Modern Struggle de Samuel Corbeil et durant Osez! En solo de Danse K par K. En tant que créatrice, Alice travaille sur différents projets qui traitent des féminités, de l’enracinement/déracinement et de l’affirmation de nos identités multiples. Elle est mentorée par le programme de mentorat pour chorégraphe offert par Le fils d’Adrien danse en collaboration avec la Maison pour la danse.

Alice a également une pratique en arts multidisciplinaires, notamment au sein de son collectif les Indiscipliné.es, avec qui elle a présenté la série de courts-métrages Ce qui vient après au Mois Multi 2023.

Avant de faire carrière en danse, elle a étudié à l’Université Laval où elle a obtenu son baccalauréat en Histoire de l’art.

Va falloir toujours toujours

Jonathan et Nina, deux pros de la danse, acceptent de relever un grand défi : jouer au jeu de la famille PARFAITE. Mais un troisième concurrent déboule, et à trois, tout se complique. Beaucoup.

À travers des courtes scènes dansées et jouées, les concurrent·es se démènent, sous le regard d’une curieuse animatrice féline qui tient le compte des choses qu’il faudra réussir : être exemplaire, ne jamais faire d’erreurs. Entraide, honnêteté, linge bien plié : on veut une famille modèle. Mais… c’est quoi une famille ? Qui doit faire quoi pour que ça fonctionne ? Y a-t-il d’autres manières d’aborder les questions de l’échec et de la réussite ?

Pour leur troisième collaboration, Christophe Garcia et Érika Tremblay-Roy proposent un spectacle philosophico-pop qui flirte avec l’absurde. Une éternelle et réjouissante réflexion sur la performance, le vivre-ensemble et les rôles de chacun·es dans nos maisonnées.