Le Patin Libre : l’art de la glisse | Article | Voir

Publié le 7 mars 2019 par Laurence Bégin

Patin-5562-©rollineLaporte

Après leur spectacle Vertical Influences avec lequel elle a parcouru le monde, la compagnie montréalaise de patinage contemporain revient à Québec à l’Aréna des Deux Glaces les 13 et 14 avril, avec sa création Threshold.

Dans Threshold, coprésenté par La Rotonde et le Grand Théâtre de Québec, les cinq interprètes jouent avec le vertige et la pesanteur, avec une démarche ancrée dans la danse contemporaine et où se mêlent poésie et vitesse. Les artistes restent maîtres de leur agilité, avec des déplacements pouvant atteindre les 40km/h. «C’est sûr qu’il existe un risque, mais la glace c’est notre deuxième nature, c’est notre liberté et notre univers. Par contre, pour le spectateur, la proximité accentue cette impression de danger et on joue avec ça», explique Alexandre Hamel, fondateur et chorégraphe de la compagnie.

Comme trois autres de ses complices sur scène – le cinquième membre de la compagnie est un autodidacte -, Alexandre a suivi le circuit classique du patinage artistique national, celui qui mène aux Olympiques. Après des années de pratique et de perfectionnement, il découvre les arts de la scène, notamment la danse contemporaine et le cirque, et décide alors de lancer son propre projet. «Je patine depuis mes trois ans. À 22 ans, j’ai commencé à m’ennuyer alors j’ai eu envie d’essayer autre chose», raconte Alexandre.

Son idée? Explorer toutes les possibilités du patin et en faire des créations contemporaines, impressionnantes et inédites: «Nous sommes les premiers patineurs à être entrés dans cette démarche de création. Certains avant nous ont eu l’idée mais ont gardé le modèle classique du patinage. Autrement dit, ils mettent du tango sur la glace, de la valse… Nous, on ne veut pas être des danseurs contemporains sur glace. On est allés plus loin et on a fait une recherche approfondie sur le mouvement authentique du patin et tout ce qu’on peut créer avec ça», explique l’artiste.

Malgré la volonté de la compagnie de se différencier des danseurs contemporains, le chorégraphe indique qu’il y a de nombreuses similitudes, notamment dans le processus de création: «Je comprends de plus en plus les danseurs contemporains car je pense qu’on fonctionne de la même manière pour créer. Nous, on va sur la glace, on essaye, on jam, on ressemble à des danseurs urbains! Puis petit à petit, on repère des gestuelles intéressantes, des bribes de chorégraphies, et on développe le tout».

À l’international, le Patin Libre propose ses recherches chorégraphiques sur glace et transforme les arénas en théâtre avec ses spectacles. La compagnie partage aussi son art à travers des événements culturels, des performances et des ateliers ouverts à tous.

 

Lire l’article complet de Léa Villalba, dans le Voir, le 7 mars 2019.

Photo : Rolline Laporte

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