Le cadeau de José Navas par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 1 décembre 2016 par Sandrine Lambert

Voici la critique de Daphné Bédard parue dans Le Soleil à propos de Rites de José Navas, magnifique chorégraphe et interprète qui a conquis le public de Québec. Il reste une représentation ce soir jeudi 1er décembre, ne la manquez pas.

À 51 ans, José Navas est dans une forme splendide. Aucun signe de ralentissement ou d'essoufflement chez le danseur qui ne se donne aucun répit dans cette création. Photo: Nina Konjini

À 51 ans, José Navas est dans une forme splendide. Aucun signe de ralentissement ou d’essoufflement chez le danseur qui ne se donne aucun répit dans cette création. Photo: Nina Konjini

D’entrée de jeu, il faut dire qu’à 51 ans, le Vénézuélien d’origine et Montréalais d’adoption est dans une forme splendide. Aucun signe de ralentissement ou d’essoufflement chez le danseur qui ne se donne aucun répit dans cette création.

Dans tout le spectacle, son intensité et son investissement dans chacun de ses mouvements, qu’il a choisis soigneusement, nous frappent.

Navas est déjà sur scène lorsque nous entrons dans la salle. Assis sur une chaise droite, tête baissée, il se concentre sur le marathon de danse qui l’attend.

La première pièce est appuyée par la chanson Ain’t No Use de Rudy Stevenson, interprétée par Nina Simone. Navas a revêtu un blouson avec un J brodé de tissu scintillant dans le dos. Il pivote en se déplaçant et termine de manière flamboyante en pointant à la foule deux doigts d’honneur. Une belle mise en bouche.

Avant d’entamer la deuxième partie, le danseur change de costume sur scène, prend le temps d’éponger la sueur sur son front. Il en sera de même entre chacune des autres pièces. Un rituel qui évoque autant les mouvements répétitifs que font les danseurs chaque jour dans la pratique de leur art que les nombreux passages de la vie.

La seconde pièce est très lumineuse. Navas effectue des mouvements de bras gracieux sur la musique de Dvorak. On dirait les ailes d’un oiseau.

La troisième création sur l’oeuvre Winterreise de Schubert met en exergue toute la concentration et la force dont Navas est capable. Les éclairages de Marc Parent ajoutent à l’aspect angoissant des gestes.

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Source: Daphné Bédard, Le Soleil.

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