« Singeries » : amitiés et danses hybrides | Article | Le Soleil

Publié le 8 octobre 2019 par Laurence Bégin

01 - Singeries - crédit Svetla Atanasova

Priscilla Guy et Catherine Lavoie-Marcus sont amies depuis plus de dix ans. De leur amitié hybride est né le spectacle Singeries, un face-à-face féminin et féministe à l’humour grinçant où convergent la danse, la vidéo, le son et le chant.

Il s’agit de leur premier et unique projet chorégraphique commun, conçu patiemment, pas à pas. La création a commencé en 2012, la première a eu lieu en 2016 et après être passé par l’Écosse, la Gaspésie et les Pays-Bas, le spectacle se pose à Québec, à la Maison pour la danse, du 8 au 11 octobre.

Tout juste de retour d’Europe, Priscilla Guy a répondu à quelques questions sur les grandes lignes de cette création.

Comment les différents langages artistiques qui se superposent dans Singeries vous permettent-ils d’aborder votre amitié ?

«On a différentes manières d’être en lien, à travers plusieurs types de conversations simultanées. On peut se voir un soir pour manger ensemble, tout en ayant un long échange de courriels pour discuter de sujets sur lesquels on s’interroge. Le son, la vidéo, la performance, la chanson — à un moment donné on chante dans ce spectacle, nous qui ne sommes pas des chanteuses du tout — sont des manières de démultiplier ce lien à l’infini.»

D’où vient le titre Singeries?

«Ça vient de faire des folies, d’être espiègles, de faire des choses hors-normes, mais aussi de l’idée de se singer, de s’imiter, d’être un miroir l’une pour l’autre dans l’amitié et en tant que femmes dans la vie. On voulait montrer comment on peut commencer un geste et l’autre le termine, en étant constamment dans une boucle de rétroaction.»

Quelle place occupe la danse dans tout ça?

«Il y a plein de couches de danse dans Singeries. Il y a évidemment Catherine et moi qui dansons. On a des moments de chorégraphies plus minimalistes, où on joue vraiment sur des gestes du quotidien. On a aussi des moments de défoulement, dont un qu’on appelle les grandes danses. Une explosion d’énergie, de corps, de grands gestes. La danse se retrouve aussi dans les valses qu’on fait avec nos collaborateurs qui se retrouvent à la régie. Michel F Côté, qui est compositeur, et Antoine Quirion Couture, qui s’occupe de la vidéo, font beaucoup d’interventions en direct. On a aussi créé toutes sortes de vidéo-danses à travers le montage. On interrompt ou on répète les mouvements, au ralenti ou en accéléré, et il y a plusieurs surfaces de projection.»

 

Lire l’article complet de Josianne Desloges, dans Le Soleil, le 8 octobre 2019.

Photo : Svetla Atanasova

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