La Rotonde
Winterreise
Winterreise

Winterreise

Solitaire | Mélancolie | Humanité | Ardeur
José Navas/Compagnie Flak
10, 11 mars 2022, 19 h 30
75 minutes
Le Diamant - salle Hydro-Québec
Catégorie 1 : 45 $ Catégorie 2 : 39 $ Catégorie 3 : 34 $
3 artistes sur scène Discussion avec les artistes après la représentation du 11 mars

Retour à Québec du bien-aimé José Navas après plusieurs succès internationaux : passage qui marque la toute première collaboration entre Le Diamant et La Rotonde.

Sur scène, un pianiste et un chanteur appuient le solo de Navas dans cette rencontre intime, vibrante, grave, avec le cycle de lieder Winterreise (Le voyage d’hiver) de Franz Schubert. Dans un corps à corps absolu avec la musique, ce chorégraphe-interprète d’exception exprime puissamment l’esprit d’un homme seul à l’hiver de sa vie. Il donne à voir un corps qui a bravé les années pour y inscrire des mouvements en accord avec ses limites et possibilités. Une pièce poignante, transie d’humanité et d’émotion pure, dans laquelle le raffinement du danseur irradie et touche droit au cœur. Un récital chorégraphique bouleversant, d’une évanescente beauté.

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Chorégraphie et interprétation : José Navas
Musique : Winterreise de Franz Schubert, textes de Wilhelm Müller
Musique sur scène : Francis Perron (piano), Emmanuel Hasler (ténor)
Lumières : Marc Parent
Costumes : José Navas
Fabrication des costumes : Sonya Bayer (L’Atelier de couture Sonya B), Nathan Kong
Direction technique : Pierre Lavoie
Production : José Navas/Compagnie Flak
Soutien : Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal
Remerciement : donateurs du Fonds de création de José Navas

José Navas

José
Navas

Chorégraphe-interprète
Francis Perron

Francis
Perron

Interprétation
Emmanuel Hasler

Emmanuel
Hasler

Interprétation
Marc Parent

Marc
Parent

Lumières

« C’est dans la profondeur, et donc dans les multiples couches de son écriture chorégraphique, qu’opère avec élégance et subtilité la proposition de José Navas, dans un travail de plans qui révèle toute la beauté du Voyage d’hiver. ».

— Enora Rivière, Le Devoir

« José Navas danse parce qu’il pourrait ne plus danser, comme tous nous vivons parce que nous pourrions ne plus vivre. Alors il faut en profiter, et partager. »

« José Navas rend-il une fois de plus pleinement hommage à un compositeur, à sa manière bien spécifique : il ne danse pas avec une musique, il fusionne avec elle, de l’intérieur. »

— Aline Apostolska, La Métropole

« Une pièce poignante, transie d’humanité et d’émotion pure, où la maturité et le raffinement de José Navas, danseur d’exception, irradient et touchent droit au cœur. »

— Oriane Morriet, Le Lien MULTIMÉDIA

Mot du chorégraphe

Le Winterreise (Le Voyage d’hiver) est un cycle de 24 mélodies composées pour voix et piano par Franz Schubert vers la fin de sa brève vie. L’œuvre suit le trajet non linéaire d’un homme errant et elle m’accompagne depuis presque une décennie. Dès la première fois que je l’ai écoutée — la version interprétée par Thomas Quasthoff —, mon corps y réagit et j’eus des larmes aux yeux. En 2011, j’ai chorégraphié la dernière mélodie du cycle, « Der Leiermann », dans le cadre de mon spectacle solo Personæ. J’ai eu alors un coup de foudre, tant pour cette mélodie que pour le défi de la chorégraphier à titre de soliste. Lors de mes recherches, j’ai tiré inspiration du superbe livre Le Voyage d’hiver de Schubert : anatomie d’une obsession de Ian Bostridge.

Mon Winterreise intègre quelques éléments en continuité avec mes spectacles solos précédents. D’abord, il y a l’interprète qui en attente sur la scène, en train de méditer, durant l’entrée du public dans la salle. Ensuite, il y a l’espace vide sauf pour les costumes et une chaise. Enfin, il y a à certains moments la tête couverte de l’interprète, qu’il s’agisse d’une transformation ou simplement d’observer le mouvement du corps, sans la distraction d’une identité personnelle.

Winterreise est le reflet de la nature de l’esprit, qui erre constamment, encombré de ses manques et de ses craintes. Or, en parvenant à comprendre sa souffrance, l’homme trouve de la consolation, tout comme l’esprit trouve du réconfort lorsque l’on apprend à l’observer avec de l’équanimité. Il passe à travers des étapes de la solitude, d’isolement et d’apaisement. En se dirigeant vers une reconnaissance de sa propre mortalité, l’homme offre un canevas parfait à ma danse. Mon chemin en tant que danseur m’amène de plus en plus à composer avec la présence de la douleur physique dans mon quotidien. Je transforme la souffrance physique, que j’expérimente tous les jours, en mouvement. D’ailleurs, en interprétant Winterreise, je traduis en poésie le calme qui se cache derrière la douleur, afin d’inspirer le public.

— José Navas